Voila pourquoi je réfute le culte

Publié le par PAK-S

Tolérance zero ????

J'ai encore mon estomac retourné à la lecture de ce que j'ai "copié-collé" ci-dessous. Bien entendu c'est mon opinion et je respecte la votre (en fait je m'en fou) mais là ça y va fort dans le genre "m'sieur m'sieur ... vous avez vu que je suis gentil et que je peux aller au paradis avec vous !!!??? hein m'sieur ... hein que je suis gentil tout plein et que je peux rester près de vous paske je suis gentil et adorable" . Beurk !!!!!

Quand je pense qu'on dit que c'est moi qui délire totalement ...

Pour info : Ca vient d'un blog de jeunes croyants-actifs-et-révoltés dont je ne mentionnerai pas l'adresse.

------------------------------------------------------------------------------------

 

LE MAL - Le péché

 

Il faut bien convenir qu’évoquer le péché peut sembler aussi saugrenu à ceux qui n’en ont jamais entendu parler, que pitoyable à ceux qui se demandent comment il est encore possible de s’intéresser cette vieillerie judéo-chrétienne...

Il est vrai que la question du péché paraît confuse car elle est sou­vent située au niveau de la seule morale; or, lorsque la morale n’est plus irriguée par l’amour, elle dégénère en simple comportement. Elle devient subjective en étant manipulée par les influences contradictoires des interdits et des pulsions qui hantent le subconscient.

Dès lors, pour nos contemporains, le problème du péché se présente sommairement selon quatre conceptions.

Les sociobiologistes qui, considérant l’homme comme un système neurophysiologique supérieur, sont conduits à nier toute idée de morale qui se trouve remplacée par la notion de comportement : le péché est donc logiquement un non-sens. La conclusion était identique chez leurs cousins marxistes pour lesquels l’homme n’étant que culture, il ne pouvait y avoir de morale individuelle mais seulement des intérêts collectifs.

Les relativistes, eux, n’emploient le mot morale qu’au pluriel. La morale est réduite à un appareillage législatif contingent aux lieux et aux époques, constatant avec Montaigne que “ce qui est vrai en deçà des Pyrénées n’est plus vrai au-delà...”. En conséquence le péché, ainsi défini comme une contravention à des lois variables, n’a pas de fondement normatif : devenu relatif, il finit par s‘évaporer.

A l’opposé, on rencontre ceux pour qui le péché existe.

Les comptables, équipés d’un gros livre et d’un appareil réglé au micron près; rien du péché ne leur échappe : tout est répertorié, calibré, pesé... et tarifé. Ils développent une vision morale strictement légaliste et, pour eux, si le péché n’existait pas, il faudrait l’inventer.

Les angélistes, pour leur part, accueillent volontiers la notion de péché, mais à un rang subalterne. Ils n’ont retenu de saint Augustin que le célèbre “aime et fais ce que tu voudras”. La sincérité du sentiment leur tient lieu de boussole; en général charmants, souvent inconsistants, ils constituent l’essentiel de la clientèle des marchands d’illusion.

Cet inventaire caricatural laisse apparaître plusieurs questions : le péché est-il une réalité ? Ou bien une invention cléricale ? Quelle serait alors sa véritable nature ?

Le christianisme révèle que la finalité de l’homme est l’union à Dieu, que le sens général de chaque vie particulière est cette finalité. En conséquence, le bien et le mal se définissent par rapport à cette finalité : le bien est ce qui favorise cette union, le mal est ce qui la défavorise. Le discernement de l’un et de l’autre passe par l’éducation de la conscience de la même manière que le savoir humain passe par l’éducation de l’intelligence. Et si l’on veut, la morale est une sorte de manuel d’éducation de la conscience : elle ne crée pas les notions du bien et du mal, elle les explique.

Et ceci est une vieille affaire qui ne remonte pas à l’arrivée du christianisme. L’homme primitif, parce qu’il est créé, jouit d’une conscience, c’est-à-dire du moyen d’éprouver des joies et non seulement des satisfactions neuro-sensitives : joie d’aimer et amertume de haïr. On peut avancer que le fait de recueillir au plan de sa conscience des impressions liées à différentes manières d’agir, a initié chez l’homme primitif une problématique du bien et du mal. La conscience de l’homme primitif n’a pas été créée par ces impressions, mais mise en mouvement par elles; et l’homme qui ne se meut pas dans le pur éther, a été conduit à codifier et graduer les notions de bien et de niai à travers des règles sociales et individuelles : il n’existe aucune société humaine aussi archaïque soit-elle, qui n’ait été pourvue de lois.

Le péché n’est pas une invention de moraliste, il fait partie de la condition humaine et l’incompréhension que suscite le mal, est bien la preuve de sa réalité.

 

 

ORIGINE ET NATURE DU PÉCHÉ

 

“Refusant souvent de reconnaître Dieu comme son principe, l’homme a, par le fait même, brisé l’ordre qui 1’ orientait à sa fin dernière et en même temps, il a rompu toute harmonie soit par rapport à lui-même, soit par rapport aux autres hommes et par rapport à toute création” (Vatican Il, L’église dans le monde).

La création pour l’homme, l’homme pour le Christ : le péché est une brisure, une dés-unité (Traduction du mot grec : diabolos).

Cette brisure remonte au péché originel tel que le transmet le Livre de la Genèse : la plupart des théologiens s’accordent pour définir la pomme d’Adam et Eve, le fruit défendu de la connaissance, par le terme d’aséité (du latin “a se”, qui signifie par soi-même) désignant le fait d’exister par soi-même, d’être son propre créateur... en clair, de s’attribuer la nature divine.

Le péché général de l’homme et des anges déchus est de vouloir être comme Dieu. “Tu seras comme Dieu” dit le serpent à l’homme. L’histoire des hommes est pleine des ravages causés par cette préten­tion de l’orgueil humain.

En grand comme en petit, le péché est le refus de dépendre de Dieu.

Dieu Amour donne sans cesse la nature humaine à l’homme :

l’homme est toujours créature de Dieu ce qui ne dépend pas de la liberté humaine : c’est le don irréversible de Dieu qui tire l’homme du néant de la matière. En revanche, il dépend de l’homme de briser sa dépendance filiale : il dépend de l’homme de ne pas être fils de Dieu. Par sa liberté, l’homme peut se couper de l’Amour : tous les catalogues des péchés répertoriés se rattachent de près ou de loin à cette dés-unité de l’homme par rapport à l’Amour.

Le péché, c’est aussi le risque de la liberté.

 

 

CONSÉQUENCES GÉNÉRALES DU PÉCHÉ

 

Comme dés-union, le péché a comme conséquence générale, universelle, la souffrance.

La nature de cette souffrance est analogue à celle de l’artiste qui provient de la perception intuitive, quasi-mystique, du beau qu’il sent, qu’il veut atteindre et l’expression forcément limitée qu’il parvient à en donner par ses pauvres moyens humains.

Cette prison de souffrance n’est plus fatale depuis la Rédemption apportée par l’Incarnation du Christ : le Christ, en libérant l’homme de sa condition, met fin à l’aliénation du péché originel. C’est en ce sens qu’Il est le nouvel Adam : désormais l’homme est libre, en particulier libre devant le péché.

Judas et Pierre ont en commun d’avoir renié le Christ. Judas a conservé pour lui-même ce péché, il n’a pas cru en l’Amour qui pardonne : il en a été déstructuré, désorganisé, au point de se suicider. Pierre a pleuré : il est devenu le premier pape de l’Église.

Le monde n’est pas gouverné par un quelconque principe du bien et du mal. Le mal n’est pas contenu dans la création... “Dieu vit que cela était bon”. Le mal, c’est la conséquence du péché, du refus de l’Amour, l’abandon du monde à Satan.

 

 

CONSÉQUENCES PRATIQUES DU PÉCHÉ

 

Le péché est la rupture de la finalité de l’homme en Dieu.

L’homme est fait de matière, structurée en organes finalisés par des fonctions. En bonne logique, il faut donc que ces fonctions soient ordonnées à la finalité de l’homme.

Les fonctions humaines, qu’elles soient intellectuelles, affectives, musculaires, sexuelles ou nutritives, sont, comme telles, des mécanismes psychiques et biologiques neutres par eux-mêmes; dès lors, pour s’inscrire comme moyen d’union à Dieu, elles doivent être ordonnées à une certaine finalité ou, si l’on préfère, respecter un certain mode d’emploi.

Chaque fonction est accompagnée d’un plaisir d’exercice tant il est évident que ces fonctions n’ont pas été données à l’homme pour son désagrément : le plaisir gourmand accompagne la nutrition, le plaisir de savoir accompagne l’exercice de l’intelligence, le plaisir sexuel accompagne la reproduction, etc. Or d’une manière générale, l’hom­me n’a pas reçu la Création en gérance pour la détruire, ni un corps pour le dégrader; dans cette perspective, la nutrition a pour finalité immédiate de permettre le bon fonctionnement du corps comme la reproduction a pour finalité immédiate de permettre la continuité de l’espèce.

Mais si ces plaisirs d’exercice sont recherchés pour eux-mêmes, il y a rupture de finalité, ce dés-ordre qu’on appelle péché. Le plaisir gourmand ne devient péché de gourmandise que s’il est but, car, devenu tel, l’activité humaine lui devient subordonnée; elle s’organi­se autour de lui, finit par désorganiser l’homme et se concrétise tou­jours par un dysfonctionnement psychique et physiologique. La même remarque vaut pour la sexualité, activité plutôt agréable mais qui, si elle est pratiquée uniquement comme moyen de plaisir, est dévastatrice.

En résumé, les fonctions humaines ne sont pas pécheresses par nature, ce qu’un moralisme maniaque a pu tenter de faire croire, mais par le sens qui est donné à leur usage.

Lorsque ce sens est faux, il y a dés-unité de l’homme avec Dieu, mais aussi de l’homme avec lui-même : le péché attaque l’homme à son plus haut niveau, celui de son essence, son âme, avant de cor­rompre, l’homme étant un, son existence.

 

“L’âme fait que le cri de l’animal devient parole de l’homme, que le comportement de l’animal devient acte de l’homme, que l’instinct de reproduction de l’animal devient amour de l’autre.

Le péché déplace la parole vers le cri, l’acte vers le comportement, l’amour vers l’instinct. Le péché abîme l’homme vers l’animal...”

C’est comme ça.

Le péché renvoie l’homme au déterminisme de la matière. Il le tient prisonnier dans une h réduite aux dimensions d’un jardin terrestre aux buissons fleuris : Sartre avait bien vu que ces buissons dissimulaient un mur, celui de la prison de “Huis clos”.

Enfin, le péché individuel atteint les autres. Pascal écrivait que “mathématiquement, une goutte d’eau faisait s’élever le niveau de la mer”. L’homme est un mais il n’est pas seul : c’est la dimension de la communion des saints, interactivité des actes des chrétiens à travers les temps, les lieux et la mort. Sainte Thérèse de Lisieux, fragile car­mélite cloîtrée, n’est-elle pas la sainte patronne des missionnaires ? Combien de sacrifices et de peines offerts par tel corps souffrant (et comment ne pas penser à Marthe Robin) ont empêché à l’autre bout du monde ou du temps, tel acte de haine.

Le monde a été crée par amour; la haine y est entrée ensuite et continue d’y entrer partout où l’amour est empêché, bloqué par le péché des hommes.

La responsabilité personnelle de chacun des fils de Dieu est immense, mais la grâce de Dieu, la force de Sa vie, le sont infiniment davantage.

Le Christ a vaincu la mort, ce mal absolu.

Le péché est destructeur de la joie, mais comme le Christ l’affirme dans l’extraordinaire parabole des ouvriers de la dernière heure, il n’est jamais, jamais, jamais trop tard pour recevoir du Maître de la vigne, la plénitude de Sa Joie. Il suffit lorsqu’il sort de chez lui pour aller à notre rencontre là où nous sommes, si tard soit-il, de lui dire oui.

 

 

Tiré de : « J’ai la foi et je sais pourquoi » de Christian Bouet – C.L.D.

Publicité

Publié dans Express & Pensées

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
G
Je vois pas très bien pourquoi et comment un tel texte peut retourner un estomac ! Franchement y'a bien pire chez les bigots (dont je ne fais pas partie comme pourrait le faire penser mon pseudo). Je trouve qu'il n'est pas si idiot ce texte.
Répondre
P
A chacun son point de vue ... le mien sur "la religion" est pris.Maintenant si des gens y trouvent leur bonheur, tant mieux pour eux.;o)